Mission réussie pour l'APPEL DU 18 JOINT Toulousain
Hier sous le soleil couchant du parc de la Colonne, les toulousains se réunissaient pour célébrer l'Appel du 18 Joint évènement organisé chaque année depuis 1976 pour demander la fin de la prohibition du Cannabis et de la pénalisation de l'usage de substances psychoactives. Nous étions entre 50 et 1

Hier sous le soleil couchant du parc de la Colonne, les toulousains se réunissaient pour célébrer l'Appel du 18 Joint évènement organisé chaque année depuis 1976 pour demander la fin de la prohibition du Cannabis et de la pénalisation de l'usage de substances psychoactives.Nous étions entre 50 et 100 à nous déplacer pour l'occasion. C'est trop peu, eu égard au nombre de consommateurs de cannabis dans la région. Mais c'est déjà beaucoup pour Chanvre & Violettes, une association née le 8 juin, soit 10 jours avant le rassemblement.
Il n'empêche que forts de l'intérêt manifesté par tous les participants, Chanvre & Violettes va continuer à faire entendre sa voix, et à travers elle celle des usagers thérapeuthiques et/ou récréatifs, dans le débat et dans la région !
Trois journalistes de deux médias ont fait le déplacement, contribuant ainsi à l'avancée du débat. Voici ce qu'ils en disent :
L'article de la Dépêche du Midi :
L'article de Lisa Soulignac pour Toulousenews :« Si la prohibition est un problème, le Cannabis social club est la solution ». Suivant ce slogan, une soixantaine de personnes se sont rassemblées hier au parc de la Colonne de Toulouse pour militer en faveur de la légalisation du cannabis. Ils répondaient à l'appel du 18 juin 1976, lancé par un Toulousain et repris depuis dans plusieurs villes de France. À Toulouse, le mouvement s'était mis en sommeil avant qu'un groupe de fumeurs ne décide de le remettre au goût du jour l'an dernier. Depuis, la structuration de la dizaine de membres actifs, dont les cinq fondateurs, a évolué. Ils ont notamment créé l'association « Chanvre et Violettes » pour permettre d'entreprendre des actions, comme celle d'hier qui était légale et déclarée en préfecture. « Nous militons avant tout pour la légalisation du cannabis thérapeutique, sans pour autant exclure le cannabis récréatif. Dans une ville comme Portland où le cannabis est légalisé, il représente 3 \% des revenus de la ville », assure Franck Thomassin, porte-parole de l'association. Dans les mois à venir, la récente association compte rejoindre le mouvement des « Cannabis social club », qui réclame le droit de cultiver et fumer librement le cannabis, tout en ayant conscience des risques juridiques encourus, « quitte à devoir aller devant une cour d'assises ». Leur consommation est différente, certains fument pour le plaisir, d'autres l'utilisent à but thérapeutique. Si peu s'estiment « dépendants », tous veulent « informer réellement sur les risques, plutôt que de diaboliser. Sans compter que plusieurs pays ont déjà franchi le pas ».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/19/1381204-ils-rallient-l-appel-du-18-joint.html
Encore aujourd’hui fumer un simple joint de cannabis peut conduire en prison. Une injustice qu’a dénoncé hier l’association Chanvre et Violette pour qui la légalisation de cette drogue est nécessaire pour lutter contrer les abus.
« Nous voulons moins d’abus et moins de répression, c’est le but de ce rassemblement » déclare Franck Thomassin, un des cinq administrateurs de l’association Chanvre et Violette. « Nous souhaitons vraiment que le cas du cannabis soit pris au sérieux par le nouveau gouvernement. Il y aujourd’hui un gros problème de crédibilité dans les campagnes de prévention pour le cannabis, il faut essayer d’arrêter cette diabolisation ». Le nouveau gouvernement ne donne pas trop d’espoir pour la suite avoue Franck, « il y a encore des éléphants au PS qui sont contre cette légalisation. Par exemple Manuel Valls et Ségolène Royale ». L’association reste donc sur ces positions, elle ne soutient aucun parti même si les valeurs écologistes se rapprochent le plus des siennes.
Une visée thérapeutique
Olivier Asteggiano est connu des services de police à cause de sa consommation régulière et de sa production personnelle de cannabis. Il en prend depuis quelques années afin de guérir d’une sclérose. « J’en prends 5 à 10 fois par jour selon la douleur, j’ai une autorisation du médecin pour en prendre ». Il y a quelques temps la police a réquisitionné pas moins de 2000€ de matériel chez lui et toutes ces pousses, soit 40 pieds de cannabis. Quand on lui demande pourquoi il ne préfère pas un traitement à base de morphine il est catégorique, « j’ai toujours refusé de prendre de la morphine, certains de mes amis en prennent car ils sont eux aussi malades et ce sont de vrai légumes. Moi, ma maladie n’a pas évoluée depuis 10 ans et je suis certain que c’est grâce au cannabis ».
http://www.toulouseinfos.fr/index.php/actualites/societe/5313-cannabis-l-jen-prends-5-a-10-fois-par-jour-jai-une-autorisation-du-medecin-pour-en-prendre-r.html